Des conditions pourtant favorables,qui font croître le pouvoir d’achat immobilier

“La seule chose qui pourrait débloquer le marché, c’est l’emploi”. Pour la responsable de la communication du courtier en immobilier, c’est “la peur de l’avenir” qui refroidit les potentiels acteurs de transactions immobilières en France depuis plusieurs mois.L’apathie des transactions en 2012 en est la preuve : seulement 650 000 ventes dans l’ancien et 65 000 dans le neuf, soit “des volumes en baisse de près de 20%”, indique Sébastien de Lafond, cofondateur de MeilleursAgents.com.Les conditions de crédits immobiliers sont pourtant très favorables depuis un an. “Les taux exceptionnellement bas permettent aux ménages d’empunter de nouveau, à conditions identiques (apport, taux d’endettement…)  par rapport à janvier 2012”, constate Maël Bernier. Ainsi à Strasbourg et Rennes, les ménages peuvent désormais acheter 8m² de plus qu’il y a un an sur des surfaces de respectivement 72m² et 71m² . Pour ce qui est de l’année 2013, une chose semble actée : les taux de crédits immobiliers – qui ont atteint des plus bas historique à 3,23% en décembre – ne pourront guère encore baisser. Il n’y aura pas de gain de pouvoir d’achat à prévoir de ce côté là.  Craignant pour leur emploi, ils ne souhaitent pas prendre de risques inconsidérés. Et pour ne rien arranger, les perspectivies économiques en terme d’emploi et de revenus sont peu réjouissantes. A l’opposé, le pouvoir d’achat immobilier a augmenté de 4 m²  pour seulement 36m² à Paris, sans surprise la plus petite surface de France. Concrètement, tant qu’il n’y aura pas de perspectives de sortie de crise, le marché des transactions immobilières risque de rester bloquer. De grosses décotes sont ainsi possibles, “jusqu’à 0,50% en dessous des barèmes affichés pour les très bons dossiers et 0,30% pour les dossiers classiques”, explique Empruntis.Sébastien de Lafond prédit ainsi moins de 600 000 transactions dans l’ancien et moins de 50 000 ventes dans le neuf en 2013, les prix se maintenant dans les zones urbaines et baissant de 5 à 10% ailleurs.En effet dans l’immobilier, sans perspectives certaines de revenus, difficile de s’engager dans un projet d’envergure. Maël Bernier, du courtier Empruntis.com, le constate quotidiennement. Après avoir baissé d’un point en un an, le niveau des taux permet de donner la possibilité d’emprunter à 20% des ménages qui souhaitent accéder à la propriété. En outre, les banques sont plutôt prêteuses à l’heure actuelle, selon Empruntis et MeilleursAgents.com. Ce, en prenant comme critères les revenus nets des ménages ville par ville, le taux d’intérêt par région, les prix au m² en temps réel localisés, et 33% d’endettement sur 20 ans avec un apport de 5%. Dans la totalité des grandes villes de l’Hexagone, le pouvoir d’achat immobilier des ménages a du coup augmenté depuis janvier 2012 selon Empruntis et MeilleursAgents.com.

Jean-Thomas Trojani

 

Advertisements