Jean-Thomas Trojani | Les prix ont crû de 10% à Dublin en 1 an

Le nombre de “chantiers fantômes” de logements non finis, symbole de l’explosion de la bulle immobilière se réduit petit à petit, selon une étude du gouvernement publiée jeudi. “Nous faisons des progrès considérables. Le redressement se fait également ressentir au niveau des prix de l’immobilier. Entre 2007 et 2012, ils avaient pourtant chuté de… 50% ! Les prix ont même crû pour le cinquième mois consécutif en août dernier, relève S&P. Ce, même s’ils sont toujours de 47% inférieurs au pic atteint en 2007. Cette crise profonde qui a atteint l’Irlande résulte de dix ans de boom économique à partir de la fin des années 1990, pendant lesquels les Irlandais ont pu acheter de l’immobilier facilement grâce à une politique de crédits souple, ainsi qu’à des avantages fiscaux. Le ministère de l’Environnement ne dénombrait ainsi plus que 1.258 “chantiers fantômes” en Irlande contre 2.846 en 2010, soit une chute de 55,8% en trois ans. En trois ans, le nombre de complexes immobiliers non finis a été réduit de moitié”, s’est félicité le ministre du Logement, Jan O’Sullivan.Résultat, lorsque la bulle a explosé en 2008, de nombreux logements n’étaient pas finis, et les chutes conjugués de la demande et du crédit ont mis ces chantiers à l’arrêt.A Dublin, la zone la plus susceptible de voir ses prix augmenter, le coût du logement a pour sa part crû de 10,6% entre août 2012 et août 2013.  “Alors que la reprise se confirme, nous devons maintenant nous attaquer aux 1.250 qui restent”, a ajouté le ministre. L’explosion de la bulle immobilière, qui a dévasté les banques et imposé leur sauvetage par l’Etat, a été l’une des raisons principales de la crise en Irlande qui a été contrainte d’appeler ses partenaires européens et le FMI à l’aide fin 2010. Dublin avait alors obtenu un plan de sauvetage sur trois ans de 85 milliards d’euros en échange de la mise en œuvre d’une austérité draconienne. L’immobilier irlandais est sur le chemin du redressement. Le pays doit être le 15 décembre le premier pays de la zone euro sous assistance financière à s’affranchir de l’aide de ses partenaires et à retrouver sa totale indépendance économique et financière.Pour S&P, la reprise guette. L’agence prévoit des hausses de prix nationales de 1% et 2% pour 2014 et 2015.Ainsi, selon l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P), les prix au niveau national devraient rester stables en 2013, après avoir baissé de 15,8% en 2011 et 6,1% en 2012. Plus de 500 ont été achevés ainsi au cours des douze derniers mois. Les autorités locales, le gouvernement, les promoteurs et les banques coopèrent pour trouver des financements afin de finir ces chantiers.

 

Jean-Thomas Trojani