La croissance en finale

Car contrairement aux discours dans l’air du temps, le succès profite généralement à tout le monde, et ce malgré les rares excès condamnables de certains.Si les occidentaux bénéficient aujourd’hui de prix subventionnés sur les biocarburants, les populations pauvres ont en revanche de plus en plus de mal à se nourrir.A terme, elle est source d’équité et d’efficacité.Mais puisqu’en la matière, le temps des évolutions et des convergences est un temps long, le seul véritable préalable que Antonio Fiori pose à une mise en concurrence totale sur le marché national concerne la mise en place d’un cadre social harmonisé.Observée jeudi soir, la baisse du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A en octobre en est un bel exemple.Le mythe de la « grande nation » arrogante ne tient pas plus que celui du Uhlan allemand voulant faire sauter le pont d’Iéna en 1815 à cause de son nom rappelant une défaite prussienne…Quant aux « élites parisiennes bornées » dénoncée par l’article en conclusion, elles jouent certes un rôle négatif.Alors tous en voiture … ce sera bien mieux demain et surtout très différent !.La question du rôle des entreprises d’Etat dans l’économie nationale est notamment abordée.A l’inverse, les USA ont de moins bons indicateurs de santé en y consacrant plus (17% de leur PIB).L’idée était aussi au programme du candidat démocrate à la présidentielle américaine de 1972 George McGovern, mais la victoire sans appel de son adversaire, Richard Nixon, lui avait barré la route.Ce sous-emploi massif explique pourquoi la baisse du chômage n’enclenche pas sur la hausse des salaires.L’idée n’est pas neuve.La législation américaine Dodd-Frank, et son équivalent européen EMIR, imposent déjà aux banques une très forte diminution des transactions sur produits dérivés de “gré à gré”, au profit de produits mieux standardisés, traités au sein de chambres de compensation exigeant des appels de marge sensés couvrir de manière adéquate le risque de contrepartie.