La seule dérive dont il faut s’occuper, c’est celle de la dépense publique

Sous prétexte que le phénomène était d’origine anglo- saxonne, les dangers de la financiarisation ont été minorés.On parle de croissance de PIB, quelle autre forme de croissance tout un chacun pouvons nous souhaiter, espérer et construire nous-même et nos enfants  ?Ces derniers mois, l’enthousiasme qu’avait suscité la résilience économique de ces pays dans le sillage de la crise de 2008 ainsi que leur potentiel de croissance a laissé place à la morosité, et certains économistes, dont Ricardo Hausmann, annoncent déjà la fin de la fête pour les marchés émergents (“the emerging-market party”).Ceux qui manifestent de l’affection et apprécient de recevoir de la chaleur humaine performent plus que les autres.Coincées à l’intérieur, les entreprises européennes cherchent elles aussi ailleurs leur croissance.Entreprises, syndicats, associations, pouvoirs publics ne se connaissent pas assez, vivent sur des croyances, des procès d’intention d’où le peu de confiance les uns envers les autres. Initiateur de cet outil novateur, Victor Sossou, estime qu’un salarié qui va bien est un salarié qui parvient à équilibrer toutes ces sphères en fonction de ses besoins propres.L’an passé, l’hôtellerie, qui représente près des trois-quarts des nuitées du département, a vu sa fréquentation diminuer de 4 % par rapport à 2012, pour un taux d’occupation en recul de 2,3 points.Par ailleurs, comprenant des exigences de libéralisation et d’accès facilités aux marchés, les mesures de « facilitation des échanges » seraient extrêmement coûteuses à mettre en œuvre pour les « pays en voie de développement » et profiteraient surtout aux entreprises multinationales, sans que les pays industrialisés ne fournissent une assistance technique et financière pour leur mise en œuvre.Or, pour le Brésil, la Russie, l’Inde, la Turquie ou encore l’Afrique du Sud, ce double risque est très dangereux.La cible de ce fléau ? Les « secrets d’affaires », ces précieux actifs qui, de la recette en passant par l’aménagement intérieur d’une usine ou l’assemblage d’un vin ou d’un parfum, constituent des réserves de valeur parfois inestimables pour les entreprises.Mais le système tient le coup parce qu’il est basé sur un bon compromis suivant lequel les USA utilisent la devise des autres pays pour se comporter en locomotive de la demande mondiale.Dans l’entreprise et le travail qu’elle propose, au sens classique du terme, il y a l’idée d’une nécessité de productivité et d’efficience qui compresse l’entreprise.Le reste du monde avait besoin de dollars que seuls les USA pouvaient fournir.Il n’adhère pas nécessairement, se protège par isolement ou est pris en défaut de courage managérial, navigue dans des doubles discours.Si le système correspond sans doute à l’équilibre des pouvoirs voulu par les Pères fondateurs, il mène droit au blocage dès lors que règne un contexte d’intransigeance idéologique.