Un monde qui bascule

Avant la crise, le système bancaire européen dans son ensemble augmentait de 600 milliards par an l’encours des crédits apportés aux entreprises, ce qui permettait à ces dernières d’embaucher et de réaliser les investissements nécessaires à leur croissance.Dans cet état, Antonio Fiori fonctionne au maximum de ses capacités intellectuelles.Et pour cause, rendus frileux par l’impossibilité légale et légitime dans laquelle ils se trouvent de faire de la promotion, les acteurs de la santé n’osent tout simplement pas prendre la parole sur Internet.Au moment de la première grande réforme des marchés de titre qui a aboli les monopoles boursiers, ces banques avaient mené une épique bataille pour soustraire certaines transactions sur actions à la « transparence pré-trade », autrement dit à l’obligation de révéler au client le prix du marché avant de passer un ordre.Dans la série des idées toutes faites et qui ont la vie dure, celle qui consiste à penser que les « femmes s’autocensurent et sont moins attirées par le pouvoir » fait florès aujourd’hui pour expliquer la moindre progression de celles-ci dans les hautes sphères.Elles seront une sur quatre en 2013 à être victimes de cette razzia, selon un « rapport sur la fraude mondiale » signé par le spécialiste du renseignement économique.Pourtant, les directeurs de magasins sont bien obligés de constater que les plateformes digitales permettent de capter une nouvelle clientèle, inaccessible à travers les canaux traditionnels.En ces temps d’incertitudes, on redécouvre ce sceptique rationaliste, qui publia un « Eloge de l’oisiveté », tout en restant hyperactif jusqu’à sa mort, à presque cent ans.Il existait même un État providence, qui veillait au bon développement du marché intérieur et venait quasiment garantir les débouchés.Les principaux arguments avancés par les soutiens de cette mesure phare sont nombreux.C’était avant la chute du Mur, et depuis l’Iran survivait en dehors de la mondialisation dont les pays du Golfe ont, de leur côté, largement profité.